|
|
|
Les origines
En 1619 arrivent les premiers esclaves noirs dans les plantations de Virginie.
Les propriétaires leur interdisent de pratiques leur propres traditions,
les africains s'adaptent à la culture protestante:
psaumes et cantiques deviendront ainsi gospels et negro-spirituals.
On assiste à la naissance du blues (chant accompagné par un instrument,
le plus souvent la guitare) et du ragtime (genre purement instrumental).
ragtime
|
|
La Nouvelle-Orléans (1893 / 1917)
La situation géographique de La-Nouvelle-Orléans a contribué à un style musical particulier:
les esclaves noirs se sont mêlés à un brassage culturel d'influence française, espagnole et anglo-saxonne.
Utilisation d'instruments de la fanfare européenne et improvisations collectives sont les caractéristiques
essentielles de cette musique. On assiste aussi à des "cutting contests", sortes d'affrontements de solistes,
ou le trompettiste King Oliver gagnera sa notoriété.
|
|
parade à la Nouvelle Orléans
|
King Oliver Band
|
|
|
|
Chicago 1917, le boogie-woogie
fondé sur la trame harmonique du blues, le boogie -woogie accentue la basse roulante et répétitive, souvent construite sur un cycle de huit croches par mesure.
Il est sensé s'inspirer du bruit du chemin de fer. |
Boogie-Woogie
|
Hot Club de France
|
Hot Club de France 1923
Arrivée du jazz en France et en Europe avec deux représentants principaux:
Django Reinhardt (guitare manouche) et Stéphane Grapelli (violon)
|
New-York 1927, le jazz pré-classique
le style dixieland est celui des musiciens blancs qui ont suivi des études musicales, connaissent la théorie et pratiquent un jazz plus élaboré mais moins spontané et surtout moins improvisé que celui pratiqué par les musiciens noirs auto-didactes. |
Original Dixieland Jazz Band
|
l'ochestre de Count Basie |
1935, le jazz classique
Le style dominant est le swing: les appuis rythmiques se déplacent sur les 2° et 4° temps de la mesure (la musique européenne est basée sur les 1ers et 3° temps).
On voit apparaître les big-band: grands orchestres de jazz mêlant cuivres, bois (clarinettes et sax) piano, guitare, percussions dirigés par des arrangeurs illustres comme Duke Ellington ou Count Basie.
En réaction à ses innovations se crée le revival qui opère un retour aux sources de
La Nouvelle Orléans avec Sidney Bechett (clarinette et sax soprano) et Louis Armstrong (trompette et chant).
|
| |
l'ochestre de Duke Ellington Louis Armstrog & Billie Holliday
|
Roach, Gillespie & Parker |
1945, le be-bop
Avec Dizzie Gillespie (trompette), Theolonius Monk (piano), Charlie Parker (sax), c'est une véritable révolution qui s'annonce: la section rythmique devient aussi importante que la section mélodique, l'harmonie devient complexe empruntant des acords à la musique de Debussy ou de Ravel, et l'improvisation est de plus en plus technique et virtuose. |
1950, le jazz cool
Sorte de jazz de chambre calme et raffiné, c'est un style qui découle du bop, né sur la côte ouest des Etats unis essentiellement joué par des musiciens blancs.
la soul music
musique intimiste qui opère un retour aux sources
|
Miles Davis
Charlie Mingus |
Coleman
Coltrane |
1960, le free jazz
Associé à une forte conscience noire, lié au Black Power, ce mouvement prône un retour à une esthétique purement africaine et réclame la supression de toute contrainte rythmique ou harmonique: c'est l'improvisation absolue. |
A partir de 1970, le jazz rock
Le jazz emprunte au rock certains de ses instruments comme la guitare et la basse électriques, les synthétiseurs, mais aussi sa rythmique binaire.
Cependant l'improvisation y tient toujours un rôle majeur.
|
|